Vous avez entendu parler de la manifestation des intermittents, vous ? Car si l’on se fie à la couverture médiatique de « l’événement », cela n’a pas dû être l’embouteillage du siècle dans Paris ce jour-là. Bon, soyons honnête, les organisateurs parlent de 15000 manifestants, 20 000 insistent certains (ils ne sont déjà pas d’accord entre eux, cela commence bien). Petite estimation de la police en revanche, 8 000 recensés au compteur. Pour trois secteurs d’activités concernés par la revendication (musique, cinéma-audiovisuel, théâtre), c’est encore un peu faible.
Alors ils ont décidé de recommencer. Est-ce le constat d’un échec ? Le fait que cette première tentative ait été un flop ? Toujours est-il qu’une journée d’action nationale, le dimanche 24 novembre à la Grande Halle de la Villette (la Villette, c’est nationale ?) est d’ores et déjà programmée. Thème de cette journée : « les douze heures pour la création, la production et la diffusion artistiques et culturelles », ponctuées de forums d’information, d’expositions, de spectacles et de concerts. Un second chant du cygne avant inventaire.
Espérons pour le moins que la presse nationale sera un peu plus présente. Quoique douze heures, c’est long. Il va falloir trouver quelqu’un pour garder les enfants. « J’crois qu’ça va pas être possible, pas être, possible. »
Prions surtout pour que les parties acceptent de discuter autour d’une table et ne décident pas de s’ignorer ou de s’invectiver. Si d’un côté le Medef y va un peu fort, il est difficile d’imaginer obtenir un statut quo. Et permettons nous de rappeler que s’il n’y avait pas eu des abus, il eut été plus facile de se montrer intransigeant.

François Querrec,
rédacteur en chef

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